Les interactions écologiques

mars 2020 · Fragment(s) #293

Les interactions
écologiques

Une interaction écologique désigne un processus impliquant des relations réciproques entre plusieurs individus dans un écosystème — qu'il s'agisse de relations entre espèces différentes (interspécifiques) ou au sein d'une même espèce (intraspécifiques). — Les relations les plus connues sont celles qui constituent le réseau trophique, mais il en existe bien d'autres : prédation, symbiose, commensalisme, phorésie…

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Le mutualisme

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Le mutualisme 🤝

Le mutualisme est une relation symbiotique où les deux organismes bénéficient l'un de l'autre. La relation entre l'abeille et la fleur en est un exemple : l'abeille collecte le pollen, qui tombe sur d'autres fleurs (pollinisation), et se nourrit en retour du nectar qu'elle transformera en miel. — Dans une interaction de type mutualisme, l'association s'installe sans que la relation ne soit obligatoire — la survie des individus ne dépend pas de cette interaction. — Le mutualisme peut être confondu avec la symbiose. La symbiose est une forme particulière de mutualisme où la relation est obligatoire ou permanente pour les organismes.

#291

La compétition 🤜🤛

La relation de compétition est la rivalité entre espèces vivantes pour l'accès aux ressources limitées du milieu. Elle peut être interspécifique (entre espèces différentes) ou intraspécifique (au sein d'une même espèce). — La compétition par interférence se caractérise par des interactions directes (agressions, vols, territorialité) ou indirectes (blocage d'accès, empoisonnement) entre individus pour une ressource limitante : alimentation, habitat ou partenaire sexuel. — Un exemple frappant : le renard polaire, en danger d'extinction, est de plus en plus concurrencé par le renard roux dont le territoire s'étend avec le réchauffement climatique. Les renards roux, plus compétitifs, s'approprient les terriers de reproduction et les renards polaires les évitent spatialement. — Les changements climatiques et les espèces invasives issues des activités humaines amplifient considérablement ces phénomènes de compétition par interférence.

La compétition
La phorésie

#290

La phorésie 🚌

Du grec -φόρος (phoros), « porter », la phorésie est un type d'interaction où un individu (le phoronte) est transporté par un autre (l'hôte). Il s'agit d'une association libre et non destructrice — les sources de nourriture des deux partenaires restent indépendantes. — Des exemples existent tant chez les vertébrés que chez les invertébrés. Chez les vertébrés, le rémora (famille des Echeneidae) se colle à de grands poissons comme les raies ou les requins. — La phorésie peut avoir une dimension parasitaire secondaire : la présence du phoronte alourdit l'hôte, générant un surcoût énergétique potentiellement nuisible si le nombre de phorontes est élevé ou si l'hôte est affaibli — comme lorsque plusieurs anémones se fixent sur la coquille d'un seul bernard-l'hermite.

#289

Le commensalisme 🥂

Du latin cum- « avec » et mensa « table » — le commensalisme est une interaction biologique où l'hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal. La relation est bénéfique pour le commensal, mais neutre pour l'hôte. — En cela il diffère du parasitisme (nuisible pour l'hôte) et du mutualisme (bénéfice mutuel). — Certaines bactéries de la flore intestinale sont devenues des espèces commensales de l'être humain. Le concept est aussi présent dans l'étude du microbiome. — La blatte, le moineau, le pigeon, le goéland argenté, la souris, le rat et d'autres animaux vivant auprès des humains sont des commensaux — on parle alors plus précisément de synanthropie.

Le commensalisme
La prédation

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La prédation

Un prédateur est un organisme vivant qui tue des proies pour s'en nourrir ou alimenter sa progéniture. Les prédateurs jouent un rôle prépondérant dans le maintien des équilibres écologiques. — Ils influent sur la dynamique prédateurs/proies, contribuent à maintenir l'équilibre biologique des écosystèmes et influent indirectement sur le paysage et les habitats. — C'est pour protéger les arbres qu'on a réintroduit en 1994 des loups d'Alberta dans le Parc national de Yellowstone, afin de réguler les populations de wapitis qui mettaient en péril la forêt. — Le hérisson illustre le rôle des petits prédateurs : insectivore et omnivore, il chasse sauterelles, limaces, scarabées, chenilles… Il est très utile pour les jardiniers car il régule naturellement de nombreux nuisibles — mais reste victime de l'usage des pesticides.