🌡 Cette semaine, labo.mg vous emmène à la rencontre des échelles qui mesurent la nature. Ces échelles évoquent bien souvent leur impact sur l'humain, son habitat, son environnement et alertent à certains égards des conséquences du réchauffement climatique.
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#343
L'échelle de Scoville
🌶 L'échelle de Scoville est une échelle de mesure de la force des piments, inventée en 1912 par le pharmacologue Wilbur Scoville.
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🔥 Son but est de renseigner sur le piquant et notamment la teneur en capsaïcine, molécule responsable de la force des piments.
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🌬 Pour établir son classement, Scoville préparait une solution de piment testée par cinq personnes. Tant que la sensation de piquant subsistait, il en augmentait la dilution. Le score représente le niveau de dilution nécessaire à la disparition totale de la sensation.
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🌶 Quelques exemples :
Entre 0 et 100 : le poivron
Entre 5 000 et 10 000 : le piment Jalapeño
À 3 180 000 : le Pepper X, piment le plus puissant du monde
Jusqu'à 5 300 000 : les bombes d'auto-défense
À 16 000 000 000 : la résinifératoxine, analogue naturel de la capsaïcine
#342
L'échelle de Sieberg-Ambraseys
🌊 L'échelle de Sieberg-Ambraseys permet de classer les tsunamis par degrés d'intensité. Elle comporte six niveaux :
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1 — Très légère : l'onde est perceptible uniquement sur les marégraphes.
2 — Légère : remarquée par les familiers de la mer sur les rivages très plats.
3 — Assez forte : les côtes en pente douce sont inondées, les embarcations légères sont échouées.
4 — Forte : le rivage est inondé, les constructions côtières sont dégradées.
5 — Très forte : inondation générale, destruction des bâtiments, pertes humaines.
6 — Désastreuse : destruction des structures, inondation sur grande profondeur, nombreuses victimes.
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☔️ Il suffit généralement de s'éloigner de quelques centaines de mètres des côtes ou d'atteindre un promontoire de quelques mètres pour être épargné lors d'un tsunami.
#341
L'échelle de Fujita
🌪 L'échelle de Fujita-Pearson sert à classer les tornades par ordre de gravité, en fonction des dégâts qu'elles occasionnent.
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F0 : Dégâts légers (cheminées, antennes, arbres)
F1 : Dégâts modérés (automobiles renversées, arbres déracinés)
F2 : Dégâts importants (toits arrachés, hangars démolis)
F3 : Dégâts considérables (murs et toits projetés, maisons effondrées, forêts abattues)
F4 : Dégâts dévastateurs (tous les murs effondrés)
F5 : Dégâts incroyables (maisons rasées, écoles et hôtels détruits)
F6 à F12 : Catégorie théorique — les dégâts ne pourraient pas être distingués car la majorité seraient occasionnés par la seule périphérie de la tornade.
#340
L'échelle de Zhubov
❄️ L'échelle de Zhubov permet de mesurer et de décrire l'étendue de la couverture glaciaire des mers polaires.
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🇷🇺 Elle a été développée en ex-URSS par l'officier de marine russe N.N. Zhubov.
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🌫 Se calculant en balls, l'échelle va de 0 à 10. Ainsi, n balls = 10 % × n de la couverture glaciaire. Une mer à 5 balls est donc couverte de glace à 50 %.
#339
L'échelle de Turin
☄️ L'échelle de Turin est, en astronomie, une méthode servant à catégoriser les risques d'impacts d'objets géocroiseurs, tels les astéroïdes ou les comètes.
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💥 Graduée de 0 (aucune chance de collision) à 10 (collision certaine entraînant une catastrophe climatique globale), elle combine les probabilités d'impact et le potentiel destructeur en une seule valeur.
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✨ L'échelle de Turin a été créée en 1995 par Richard Binzel, chercheur au MIT dans le département des sciences planétaires. En 1999, une version révisée fut présentée lors d'une conférence de l'Union astronomique internationale à Turin, en Italie.
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🌍 C'est cette version qui fut adoptée — il n'existait jusqu'ici aucune manière simple d'expliciter le risque de collision avec la Terre.